De mère en fille

 

Mise en scène
Colette Tomiche
Décors
Anne Buffat
Ecriture
Hébé Lorenzo
Patricia Montorier
Charlotte Boudault
Comédiennes
Hébé Lorenzo
Patricia Montorier
Marie Barge

Un huis clos acerbe, drôle et émouvant.

 

Avec le soutien du Conseil Général de Saône et Loire, L'ADAMI, La Commune de Cluny, La Communauté de Communes du Clunysois.

 

Diffusion du spectacle dans la Communauté de Communes du Clunysois.
En amont : des ateliers de rencontre sur la relation parent-enfant.
Théâtre Forum et Débats.
Nous contacter 06 22 40 48 57
 

 

 

Personnages :

Carmen : 62 ans fille d'immigrés espagnols; elle vient de prendre sa retraite Anna : 40 ans, sa fille Justine : 19 ans, étudiante, fille d'Anna et petite fille de Carmen  

 

L’histoire

Un huis clos acerbe, drôle et émouvant

Carmen, veuve depuis 35 ans, vit seule à Paris. Immigrée espagnole fraîchement retraitée, elle
se doit d’accepter, un peu à contre cœur, l’arrivée de sa fille Anna, mère célibataire, et de sa petite fille Justine, pour les héberger.

Justine débute ses études supérieures, et pour cela rejoint « la grande ville » accompagnée de
sa mère peut-être trop possessive.

Si chacune doit tout d’abord apprendre à cohabiter, ainsi qu’à fonctionner en trio, lentement,
monte entre elles une tension sourde; toutes souffrent, sans savoir exactement pourquoi.

Petit à petit, les trois femmes mènent une enquête de l’intime auprès des deux autres pour
tenter de dévoiler, de déceler ce qui les a construites ainsi en douleur, dans le secret, dans les non-dits ou les semi vérités.
Qui étaient ces pères, celui d’Anna mort si tôt, celui de Justine, parti avant même sa naissance?

La violence s’impose alors petit à petit comme mode de communication, à travers la culpabilisation rampante, les reproches détournés, ou le refus d’accepter l’autre telle qu’elle est, pour enfin mettre à nu l’histoire familiale et découvrir l’origine de leur malaise, de leurs incompréhensions mutuelles.

Comment se construire, et comment se construit-on lorsqu’on ne sait pas tout à fait qui l’on est?

Et quel chemin emprunter, lorsqu’on ne sait pas tout à fait d’où l’on vient?

A propos du spectacle

Le texte de « De Mère en Fille » tisse des fils invisibles qui s’emmêlent autour d’un nœud
gordien : comment se construire avec le poids du secret familial qui mine Carmen, sa fille Anna
et sa petite-fille Justine ? Le style du texte est le « quotidien ». Si la tension qui se crée entre les
personnages est palpable, le risque de ce style pourrait être de jouer les situations de la même façon que les mots, c'est-à-dire en banalisant les relations, les émotions…

Nous nous sommes employées donc, à rendre visible l’invisible et démesuré ce qui pouvait
rester intimiste.

A l’inverse d’une caméra qui, filmant du haut d’une grue, estompe toutes les aspérités de la
scène qu’elle filme pour ne plus montrer que de minuscules fourmis trottant d’un point à un autre,
nous avons rapproché la caméra suffisamment prés pour que l’on puisse distinguer les séismes
intérieurs qui secouent les personnages, les mouvements internes des âmes, les hurlements muets,
les éclats de rire tonitruants qui pourtant ne perturbent pas le silence, les molécules qui
s’entrechoquent...

Ainsi, derrière l’anecdote et le quotidien se révèlent le visuel et le poétique. A la frontière du
visible et de l’invisible, les images touchent à l’onirisme, et s’inspirent de l’esprit d’un Kusturica, d’un Fellini ou d’un Garcia Marquez.


...........................................................................................................Colette Tomiche

 

***

 

      Présentation des personnages

Carmen

Carmen est née dans une famille populaire (petit peuple).
Une famille stricte et rigoureuse.
Romantique à son adolescence, elle attend le prince charmant.
Il ne viendra pas. Le prince charmant n'est qu'un monstre qui la viole.
Ses vingt ans n'ont pas le temps de fleurir. Tout bascule. Carmen est contrainte d'accepter passivement d'épouser cet homme dont elle porte l'enfant, qui est une petite fille : Anna.
Son destin est brisé.
Elle enfouie son désir d'amour, son romantisme, hait son mari, se donne à lui comme un objet pendant ses courtes «visites » au foyer. Il est commercial et souvent en déplacement.
Peu à peu Carmen transforme cette réalité en construisant sa vie sur le devoir.
Devoir d'élever sa fille seule, de travailler, d'organiser, devoir de propreté, tout son environnement doit être lisse.
Elle renie son amour, son passé, ses désirs, ses envies, ses émotions ; de son être intérieur, bafoué, blessé, rien ne doit dépasser.
A la mort de son mari, Carmen s'aigrit, devient de plus en plus maniaque.
Elle culpabilise Anna, fruit de ce non-viol, afin d'obtenir qu'elle la laisse en paix quand elle rentre du travail.
Carmen ne peut pas se rendre compte que son enfant grandit dans la solitude, les non-dits, le silence et l'absence de parents.  
Incapable de manifester tout sentiment d'amour pour sa fille, Carmen se referme comme une huître. Elle est dure, dans l'impossibilité de prendre quelqu'un dans ses bras, de supporter le contacte d'un corps contre le sien. Le dégoût la submerge au-delà de ses sentiments.
Elle parvient à se radoucir, à se sentir plus libre au moment de la retraite.
Sa fille et sa petite-fille viennent s'installer chez elle quelque temps. La façon d'être et les questions que lui pose Anna, font ressurgir son passé si profondément enfoui depuis des années.
Sa petite fille Justine, 19 ans, enfant unique d'Anna, la touche et éveille en elle un amour et une tendresse qu'elle n'a jamais ressentie jusque là. C'est peut-être grâce à cette jeune fille que Carmen à 63 ans, va enfin s'épanouir et dire oui à sa vie.

Anna :

Anna est la fille unique de Carmen, née d'une relation forcée, obligeant sa mère à se marier à celui qui l'a violée.
Anna grandit dans la maison de famille avec un père à l'image  idéalisée, et toujours absent. A cette absence permanente s'ajoute sa disparition soudaine. Il meurt très jeune d'une crise cardiaque.
Sa mère est aussi souvent absente; elle travaille toute la journée, pour subvenir aux dépenses de la maison.
Enfant mal aimée, elle grandit dans une solitude intérieure; elle s'y crée alors un monde de toutes pièces,  un rêve où la vie est plus rose.
Reproduisant inconsciemment le chemin maternel, Anna devient mère avant vingt ans, mais l'homme la quitte avant la naissance de leur enfant.
Elle rapporte alors toute son affection, toute son existence à sa fille.
Plus mère que femme,  entièrement absorbée par la maternité,  elle délaisse sa sexualité de femme et la troque contre la sensualité de mère.
Dés la naissance de Justine elle lui voue un amour excessif : “ Elle est à moi … Et personne d'autre ne peut la regarder ”
Anna trouve dans sa fille la raison de vivre, “ fille-miroir ”, qui  élimine de son passé l'image du père, le rendant l'homme inexistant ou transparent et repoussant systématiquement les avances des hommes. Sauf pour des relations à la sauvette, sans lendemain.
En face de sa fille adolescente elle est parfois possessive et fusionnelle, parce qu'elle pressent, elle voit,  le moment où Justine  se tournera vers d'autres amours, vers ses amies, vers ses copains.
Pour la retenir,  Anna devient  copine et permissive, ce qui enlève à Justine la possibilité de couper les liens et d'en nouer d'autres. Comment pourrait-elle abandonner une mère qui vous adore et qui a tant donné pour vous ?
En tant que fille, elle-même, Anna s'obstine à changer la relation qu'elle a toujours eu avec sa mère, luttant contre la sévérité  de celle-ci et son amour distant. Au lieu d'une affection sereine et froide, elle aurait tant voulu voir sa mère s'énerver, lui crier dessus, pleurer.
La pièce commence au moment où ces trois femmes se trouvent contraintes à vivre ensemble pour des raisons pratiques.
Dans ce huit clos obligé, Anna cherche “à en savoir ” plus sur son passé, à s'approcher de sa mère sans savoir comment. Sentant Justine s'éloigner, elle s'enfonce de plus en plus dans la solitude.

Justine

Fille unique,  Justine a du mal à trouver sa place dans la vie.
Adorée par sa mère,  inconsciemment elle renonce à la quitter, à vivre pour elle-même.
Elle souhaiterait  devenir libre, mais ne peut se détacher, étouffée par cet amour excessif.
L'emprise maternelle est simple : Anna refuse la séparation. Quand Justine doit entamer ses études en ville, sa mère décide de démissionner de son travail et de l'accompagner vivre à Paris chez Carmen, sa propre mère.
Comment Justine peut oser exister,  en frappant de son indifférence celle qui lui donne tout, qui vit pour et par elle ?
Justine veut se défaire de ce rôle de “fille ” qui la fait suffoquer, devenir une jeune femme… ou tout simplement “une femme ”, arrêter d'être :   l'enfant de sa mère …
Elle se sent oppressée, fait les choses par dépit, ne veut ou ne peut pas aimer. Toujours en colère, elle  refuse tout type d'engagement, et se perd dans ses désirs, ses angoisses, ne sachant que faire ni de son présent ni de son futur.
La gentillesse et la permissivité  de sa mère la retiennent dans une forme de gratitude et de dépendance,  et lorsqu'elle  essaye d'échapper,  de culpabilité.
Sa mère en toute bonne conscience, fait tout pour sa fille. Interieurement Justine bouillonne de rage. C'est tellement difficile de se révolter contre une mère aimante.
Justine manque d'un père, même de l'image du père. Anna lui a tout enlevé, par jalousie, par possession.
Justine souhaiterait voir sa mère vivre pour elle-même. Que va-t-il se passer quand elle ne sera pas là ?  va-t-elle mourir de tristesse ? Comment vivre avec ce poids sur la conscience ?
Pour se construire,  elle méprise sa mère. Elle n'a pas besoin d'être adorée, elle veut être reconnue par sa mère comme sa “semblable ”. Une femme.
Justine s'approche de sa grand-mère parce qu'elle sent que le point fort de Carmen n'est pas la maternité. Dans cette relation,  elle trouve alors une certaine liberté. Mais les tensions et  les non dits qui circulent entre ses aînées l'isolent de plus en plus…et elle se paume.

       

***

 

      Le metteur en scène

Colette TOMICHE
Est metteur en scène, comédienne, auteur et pédagogue.
Les spectacles de Saturne Pas Rond, qu’elle dirige depuis 1985, ont été diffusés dans le monde
entier (tournées en France, festivals d’Avignon, tournées en Angleterre, Pays Bas, Suisse, Espagne,
Cameroun, Gabon, Guinée Équatoriale, Congo, Angola, Turquie, Polynésie Française...). Depuis
quelques années, elle se consacre également à l’écriture de livrets et à la mise en scène d’opéras
lyriques ou contemporains. Elle a, entre autres, mis en scène des opéras présentés sur les Scènes
Nationales du Creusot (LARC) et d’Évry (Agora), à l’Opéra Bastille avec le CREA d’Aulnay sous Bois, à l’Opéra de Massy, au festival de Montreuil sur Mer, d’Auvers sur Oise, à Genève et à Helsinki...

    Les comédiennes

Marie Barge
Attirée très jeune par la scène, elle fait de nombreuses années d’ateliers théâtre. Elle a
l’occasion de travailler avec les compagnies professionnelles de sa région comme la Compagnie
Lug et le Petit Chêne Théâtre. Sur Lyon, de nombreux ateliers universitaires lui permettent de
jouer pendant les Arthémiades (événement culturel de Lyon1). Elle suit quelques temps des cours
théoriques d’Art du Spectacle à l’université Lumière de Bron. Après une première rencontre autour de Thérèse de Lisieux avec Philippe Borrini (Théâtre 5), elle participe au projet Les Oriflammes de Pierre le Vénérable à l’occasion de Cluny 2010. Elle contribue à la formation et à la gestion d’une compagnie de théâtre, la Compagnie BAM, avec deux autres comédiens. Ils créent ensemble leur univers et leurs spectacles et se produisent dans toute la Saône et Loire avec leur spectacle Parce Que Bourvil.

Hébé Lorenzo
Formée au Conservatoire « Stanislavski » en Argentine et à l’Université de Paris VIII où elle a
obtenu un DEA Sciences et techniques du Théâtre. Ensuite à travers de nombreux stages elle se
forme aux techniques de jeu de l’Actor’s Studio et du Théâtre Laboratoire de Varsovie.
D’abord technicienne de cinéma (assistante de réalisation) elle devient ensuite comédienne
de théâtre et de cinéma. Elle obtient le prix de meilleure interprétation féminine en 1983, au Festival
International de Théâtre de Détroit (USA) et Windsor (Canada).
Dirigée par Alain Viguier, Emmanuelle Lenne, Hervé Colin, Yannick Bellon et beaucoup
d’autres metteurs en scène ou réalisateurs. A partir de 1991 Responsable Artistique du Petit Chêne
Théâtre.
Comédienne dans de très nombreuses pièces de théâtre, dont : Les Oiseaux, Femmes
Fleury, La Semaine de la Comète, La Cruche Cassée, Le Médecin Malgré Lui, Les Fourberies
de Scapin, Le Songe d’une Nuit d ‘Été, Ce Monde Fou, Fou, Fou, etc. Puis elle écrit plusieurs
adaptations, textes, chansons et pièces ( L’Élixir de Vie, Ce Monde Fou, Fou, Fou , Le Mal
Glacial, Fantastique, Mémoires, Légendes, La Folle Nuit d’Aurore et d’autres… ) ainsi que des
scripts pour la télévision en Argentine

Patricia Edouard Montorier
Danseuse de formation ( CNR de Lyon) , elle exerce ses activités chorégraphiques dans
différentes compagnies de la Région de Rhône Alpes, notamment dans des productions de l’Opéra de Lyon, du Théâtre Musical de Villeurbanne, de TF1, FR3, Les Nuits de Grignan.
Elle a pu ainsi travailler avec Trisha Brown, Vaiola Farber, Denis Plassard, Ken Russel, Antoine Duhamel et d’autres. Elle suit une formation aux techniques du clown avec Christophe Guétat,
Gilles Padié, Julien Cottereau (Cirque du Soleil), Enzi Lorenzen (Footsbarn) Carlo Colombaioni et
Christian Moffard (clown thérapie). Clown dans la compagnie Du Bout du Nez pendant trois ans, elle se tourne vers une formation de comédienne (technique Mikaël Tchekhov).
Joue dans de nombreuses pièces de théâtre : Les Pas Perdus, Le Songe d’une Nuit d’Été, Têtes Rondes, têtes Pointues ….

 

 

Dossier de presse
*****
***
*****
article presse
*****
article presse
*****
article presse
*****
article presse
*****
article presse
*****
article presse
Page précédente / Page principale